Création d'un cancéropôle
"Nous voulons faire comprendre aux
universitaires que nous souhaitons à travers
la recherche médicale et l’innovation
créer du développement économique" (Thierry
Philip)
Le poids des cancers de par le monde,
tant du point de vue de la souffrance humaine
que du point de vue de l’économie
de la santé, est énorme.
En France par exemple, il est la première
cause de mortalité pour les femmes
avant 65 ans, ainsi que la deuxième
cause pour les hommes (tous âges)
et pour les femmes de plus de 65 ans, ce
qui avait poussé le Président
de la République Française
Jacques Chirac en 2003 à lancer « un
chantier de lutte contre le cancer en France ».
Au Liban, le cancer est responsable du
décès de plus de 10.000 personnes
et s’impose aussi comme une des premières
causes de décès avant 65
ans. Avec 4,500 nouveaux cas de cancer
reportés tous les ans parmi les
libanais, chacun de nous sait ce que signifie « être
atteint d’un cancer ». Il n’existerait
pas une seule famille qui n’aurait
pas un de ses membres atteints ou ayant été atteint
d’un cancer. Les témoignages
de malades ou de leurs proches montrent
a quel point la médecine reste démunies
pour répondre à l’attente
de chacun face a cette situation : être
mieux soignés, moins souffrir, guérir,
prévenir; des mots qui reviennent
incessamment dans la bouche des malades.
L’échec des médecins
dans l’éradication du cancer
est en grande partie due à l’absence
d'identification d'un agent étiologique
spécifique, et de l’ignorance
du moment de l’initiation tumorale.
De plus, dans tous les cas la maladie cancéreuse
reste multifactorielle même en cas
de prédisposition héréditaire,
expliquant que les gènes de risque
héréditaire aient toujours
une pénétrance incomplète.
C’est la raison d’être
de notre cancéropôle : « un
enjeu de vie ».
L’objectif est de mettre en place
un réseau, associant la recherche
privée (centres de recherches ou
chercheurs déjà présents
dans notre institution) et l'industrie
au service d’une stratégie
de lutte contre le Cancer. Un important
volet sera consacré à la
recherche. La recherche est nécessaire à la
compréhension de cette maladie sournoise
et complexe, caractérisée
par un développement anarchique
des cellules.
Le cancéropôle permettra de :
Servir
la politique nationale de lutte contre
le Cancer
Accélérer le transfert
des connaissances scientifiques à la
pratique clinique en routine et à l’approche
personnalisé du soin par la biologie
moléculaire.
Participer au développement économique
régional par la valorisation
Positionner
notre université comme
site de référence Sud-Méditerranéen
en matière de recherche.
De plus, dans le but d’améliorer
notre aide aux médecins et rendre
nos prestations plus intéressantes
pour les malades, l’UGM procédera à des études
des facteurs prédisposant aux maladies
cancéreuses dans la population libanaise.
En effet, l'analyse des déterminants
de certaines maladies (cardio-vasculaires,
diabète, cancer, obésité,….)
dans des populations à permis de
mettre en évidence certains polymorphismes
de gènes permettant d'analyser des
facteurs de risque chez des patients pour
la survenue d'une maladie. Dernièrement,
on observe un essor dans la recherche et
les études d'association en génétique
des maladies multifactorielles.
Ce projet sur des susceptibilités
génétiques aux maladies multifactorielles
dans la population libanaise aura pour
but de préparer à l'arrivée
des nouvelles technologies d'analyse génomique à haut
débit ainsi qu'à l'exploitation
des multiples informations générées
au travers de la bioinformatique. Même
si la mise en évidence de tels facteurs
de risque n’a pas encore débouché sur
l’utilisation de thérapeutiques
spécifiques, il est incontestable
que de telles études permettent
de faire évoluer notre compréhension
de la physiopathologie d’une maladie.
Enfin, il est possible que dans les années à venir,
la détermination rapide (au lit
du malade ?) de la "carte d’identité génétique" du
patient puisse guider une prise en charge
plus orientée.
Le cancéropôle sera une intégré dans
l’axe de recherche sur les maladies
génétiques. Il utilisera
la plate-forme de cet axe et en créera
d’autres. Ainsi, au sein de l’axe,
une collaboration se fera avec les unités: 1°)
de génétique moléculaire,
avec la création d'une banque virtuelle
des tumeurs à destination du monde
clinique et des chercheurs, et la mise
au point de tests pour le diagnostic et
l’étude des facteurs de risques
pour les cancers, 2°) de cytogénétique,
pour l’aide au diagnostic et le suivi
des malades, 3°) de pharmacogénétique
et pharmacogénomique et immunologie
sous la responsabilité du Dr Nada
Alaeddine qui intégrera l’axe
et qui contribuera a la compréhension
de l’effet délétère
ou curatif de molécules, et enfin,
4°) de santé publiques et d'épidémiologie
avec l’aide du Professeur Sélim
Adib pour toute étude en santé publique.
Ce cancéropôle s’adressera
a toute personne atteinte d’un cancer
ou susceptible d’en développer
un. Aucune structure identique n’existe
actuellement au Liban ou au Moyen-Orient.
Le premier projet relatif aux facteurs
prédisposant se basera sur l’influence
du polymorphisme du CYP2C19 sur l’éradication
d’helicobacter pylori pouvant être à l’origine
d’ulcère gastrique ou de lymphomes
gastriquesCe
Oncologie-Biochimie (Dr. Georges
Hilal)
Ce thème de recherche est en croissant
développement dans presque tous
les pays d’Europe et en Amériques
du Nord. Il touche des maladies qui sont
pour le moment pratiquement incurables
par conséquent les projets de recherche
dans ce domaine, sont subventionnés
et les publications reçoivent beaucoup
d’attention dans le monde scientifique.
Cette unité aura pour objectifs
le diagnostic précoce de certains
cancers. D’autres projets de recherche
d’ordre clinique ou fondamentale
peuvent êtres suggérés
Le domaine de l’oncologie touche à beaucoup
de disciplines en sciences biologiques
(biochimie, biologie moléculaire,
physiologie cellulaire….) et fait
appel aussi à beaucoup de techniques
de haute technologie (séquençage
d’ADN, PCR, culture cellulaire, électrophorèse
d’ADN et des protéines…..)
Une fois que les locaux et les équipements
seront disponibles, et ces techniques développées,
des stagiaires peuvent êtres accueillis
.Présentement, les facultés
de médecine des universités
américaines et européennes
encouragent des étudiants en médecine
de s’impliquer en recherche, surtout
la recherche fondamentale.
L’intérêt réside
dans le développement au Liban de
procédures de diagnostic précoce
de ces maladies pouvant prévenir
ou retarder le décès des
patients. De plus, un diagnostic précoce
nécessitera moins de chirurgies
et moins d’hospitalisations.
Les prérequis: espace laboratoire,
séquenceur d’ADN, appareil
PCR, congélateur, appareil d’électrophorèse
de protéine et d’ADN
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