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Génétique, histologie (histologie des tissus minéralisés), hématologie

Le projet de création d’un axe de recherche génétique au niveau du pôle Technologie Santé constitue une évolution logique des activités de l’Unité de Génétique Médicale (UGM) à la faculté de médecine. Cette activité se situe entre l’interface des aspects cliniques des maladies génétiques et les avancées incessantes des connaissances scientifiques et moléculaires.

L’ensemble de cette activité repose sur les 3 axes fondateurs de la génétique humaine : la génétique clinique (consultation, diagnostic, conseil génétique, suivi des malades…), la cytogénétique (constitutionnelle et moléculaire), et la génétique moléculaire (diagnostic, conseil génétique, suivi des malades, facteur prédisposant aux maladies.…). Déjà impliqué dans le diagnostic mais aussi dans l’exploration moléculaire d’un grand nombre de maladies souvent rares, beaucoup de travaux déjà entrepris ont permis de faire évoluer les connaissances physiopathogéniques de pathologies génétiques et de réaliser des corrélations génotype-phénotype (Du patient au gène et du gène au patient) à l’échelle nationale mais aussi internationale.

A ce travail déjà en marche viendra s’ajouter dans l’axe de recherche en maladies génétiques, une unité de recherche sur les cancers : un cancéropôle. L’ambition de ce cancéropôle, est d’aider les médecins dans le suivi de leur malade pour leur donner le meilleur traitement, comprendre la physiopathologie ou les facteurs à risque de certaines types de cancers, et aider la communauté scientifique dans son processus de recherche de gènes, de molécules et aussi de nouveaux médicaments. En particulier, l’objectif est de diminuer le taux d’attrition, le taux d’échec des traitements et de favoriser l’utilisation des nouvelles approches thérapeutiques potentielles.

Afin de réaliser ces objectifs, l’UGM a établi une plate-forme technologique des plus pointues au Moyen-Orient. Il reste deux ans, avant d’achever la mise en place de l’unité Oncogénétique , et l’ implantation de l’équipe de chercheurs et  de la plateforme au sein du Pôle technologie Santé.

Création d'un cancéropôle

"Nous voulons faire comprendre aux universitaires que nous souhaitons à travers la recherche médicale et l’innovation créer du développement économique" (Thierry Philip)

Le poids des cancers de par le monde, tant du point de vue de la souffrance humaine que du point de vue de l’économie de la santé, est énorme. En France par exemple, il est la première cause de mortalité pour les femmes avant 65 ans, ainsi que la deuxième cause pour les hommes (tous âges) et pour les femmes de plus de 65 ans, ce qui avait poussé le Président de la République Française Jacques Chirac en 2003 à lancer « un chantier de lutte contre le cancer en France ».

Au Liban, le cancer est responsable du décès de plus de 10.000 personnes et s’impose aussi comme une des premières causes de décès avant 65 ans. Avec 4,500 nouveaux cas de cancer reportés tous les ans parmi les libanais, chacun de nous sait ce que signifie « être atteint d’un cancer ». Il n’existerait pas une seule famille qui n’aurait pas un de ses membres atteints ou ayant été atteint d’un cancer. Les témoignages de malades ou de leurs proches montrent a quel point la médecine reste démunies pour répondre à l’attente de chacun face a cette situation : être mieux soignés, moins souffrir, guérir, prévenir; des mots qui reviennent incessamment dans la bouche des malades.

L’échec des médecins dans l’éradication du cancer est en grande partie due à l’absence d'identification d'un agent étiologique spécifique, et de l’ignorance du moment de l’initiation tumorale. De plus, dans tous les cas la maladie cancéreuse reste multifactorielle même en cas de prédisposition héréditaire, expliquant que les gènes de risque héréditaire aient toujours une pénétrance incomplète.

C’est la raison d’être de notre cancéropôle : « un enjeu de vie ».
L’objectif est de mettre en place un réseau, associant la recherche privée (centres de recherches ou chercheurs déjà présents dans notre institution) et l'industrie au service d’une stratégie de lutte contre le Cancer. Un important volet sera consacré à la recherche. La recherche est nécessaire à la compréhension de cette maladie sournoise et complexe, caractérisée par un développement anarchique des cellules.

Le cancéropôle permettra de :

Servir la politique nationale de lutte contre le Cancer

Accélérer le transfert des connaissances scientifiques à la pratique clinique en routine et à l’approche personnalisé du soin par la biologie moléculaire.

Participer au développement économique régional par la valorisation

Positionner notre université comme site de référence Sud-Méditerranéen en matière de recherche.

De plus, dans le but d’améliorer notre aide aux médecins et rendre nos prestations plus intéressantes pour les malades, l’UGM procédera à des études des facteurs prédisposant aux maladies cancéreuses dans la population libanaise. En effet, l'analyse des déterminants de certaines maladies (cardio-vasculaires, diabète, cancer, obésité,….) dans des populations à permis de mettre en évidence certains polymorphismes de gènes permettant d'analyser des facteurs de risque chez des patients pour la survenue d'une maladie. Dernièrement, on observe un essor dans la recherche et les études d'association en génétique des maladies multifactorielles.

Ce projet sur des susceptibilités génétiques aux maladies multifactorielles dans la population libanaise aura pour but de préparer à l'arrivée des nouvelles technologies d'analyse génomique à haut débit ainsi qu'à l'exploitation des multiples informations générées au travers de la bioinformatique. Même si la mise en évidence de tels facteurs de risque n’a pas encore débouché sur l’utilisation de thérapeutiques spécifiques, il est incontestable que de telles études permettent de faire évoluer notre compréhension de la physiopathologie d’une maladie. Enfin, il est possible que dans les années à venir, la détermination rapide (au lit du malade ?) de la "carte d’identité génétique" du patient puisse guider une prise en charge plus orientée.

Le cancéropôle sera une intégré dans l’axe de recherche sur les maladies génétiques. Il utilisera la plate-forme de cet axe et en créera d’autres. Ainsi, au sein de l’axe, une collaboration se fera avec les unités:  1°) de génétique moléculaire, avec la création d'une banque virtuelle des tumeurs à destination du monde clinique et des chercheurs, et la mise au point de tests pour le diagnostic et l’étude des facteurs de risques pour les cancers, 2°) de cytogénétique, pour l’aide au diagnostic et le suivi des malades, 3°) de pharmacogénétique et pharmacogénomique et immunologie sous la responsabilité du Dr Nada Alaeddine qui intégrera l’axe et qui contribuera a la compréhension de l’effet délétère ou curatif de molécules, et enfin, 4°) de santé publiques et d'épidémiologie avec l’aide du Professeur Sélim Adib pour toute étude en santé publique.

Ce cancéropôle s’adressera a toute personne atteinte d’un cancer ou susceptible d’en développer un. Aucune structure identique n’existe actuellement au Liban ou au Moyen-Orient.

Le premier projet relatif aux facteurs prédisposant se basera sur l’influence du polymorphisme du CYP2C19 sur l’éradication d’helicobacter pylori pouvant être à l’origine d’ulcère gastrique ou de lymphomes gastriquesCe

Oncologie-Biochimie (Dr. Georges Hilal)

Ce thème de recherche est en croissant développement dans presque tous les pays d’Europe et en Amériques du Nord. Il touche des maladies qui sont pour le moment pratiquement incurables par conséquent les projets de recherche dans ce domaine, sont subventionnés et les publications reçoivent beaucoup d’attention dans le monde scientifique. Cette unité aura pour objectifs le diagnostic précoce de certains cancers. D’autres projets de recherche d’ordre clinique ou fondamentale peuvent êtres suggérés

Le domaine de l’oncologie touche à beaucoup de disciplines en sciences biologiques (biochimie, biologie moléculaire, physiologie cellulaire….) et fait appel aussi à beaucoup de techniques de haute technologie (séquençage d’ADN, PCR, culture cellulaire, électrophorèse d’ADN et des protéines…..)

Une fois que les locaux et les équipements seront disponibles, et ces techniques développées, des stagiaires peuvent êtres accueillis .Présentement, les facultés de médecine des universités américaines et européennes encouragent des étudiants en médecine de s’impliquer en recherche, surtout la recherche fondamentale.

L’intérêt réside dans le développement au Liban de procédures de diagnostic précoce de ces maladies pouvant prévenir ou retarder le décès des patients. De plus, un diagnostic précoce nécessitera moins de chirurgies et moins d’hospitalisations.

Les prérequis: espace laboratoire, séquenceur d’ADN, appareil PCR, congélateur, appareil d’électrophorèse de protéine et d’ADN



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